LQJ-271

septembre-décembre 2018 / 271 ULiège www.uliege.be/LQJ 75 Dépistage de l’arthrose Les patients qui souffrent d’arthrose (dégradation du cartilage qui recouvre l’extrémité des os) ont, dans le sang, un taux accru de glucosépane. Ce taux augmente de 38% dans le cas d’arthrose débutante, de 600% dans les formes sévères de la maladie. C’est ce que révèlent les travaux menés par le Pr Yves Henroti n, directeur de l’unité de recherche sur les os et les cartilages de l’ULiège, en collaboration avec le Dr Naila Rabbani de la Warwick Medical School, des chercheurs de l’université de Birmingham et de l’université d’East Anglia). Le glucosépane serait dès lors un marqueur sanguin très sensible de diagnostic de l’arthrose et de sa gravité. Il pourrait aussi permettre de dépister de manière précoce cette affection particulièrement invalidante. Artialis Group SA envisage la commercialisation de ce test. Voir www.atialis.com Mélanomes Le mélanome malin, un cancer de la peau multi-résistant, touche environ 3000 personnes par an en Belgique. Les thérapies ciblées ont révolutionné la prise en charge des patients : en ciblant la mutation génétique responsable du cancer, elles limitent efficacement le développement du mélanome. Malheureusement, on note un phénomène de résistance important au traitement. Des efforts considérables sont actuellement entrepris afin d’identifier les mécanismes à l’origine de cette résistance. Dans cet objectif, Francesca Rapino , chercheuse postdoctorale dans le laboratoire du Dr Pierre Close au Giga, a découvert que, lors du traitement par les thérapies ciblées, les cellules de mélanomes modifient la manière avec laquelle elles synthétisent les protéines. Ce mécanisme d’adaptation cellulaire, inactif dans les cellules saines, repose sur une nouvelle famille d’enzymes. Les chercheurs ont démontré que, en inhibant ces molécules, les cellules de mélanome étaient re-sensibilisées aux thérapies ciblées et mouraient par apoptose (mort cellulaire programmée), ce qui produit un effet anti-tumoral important. Un pas décisif sans doute pour mettre au point un nouvel arsenal thérapeutique contre le mélanome malin. www.news.uliege.be/melanomes Pesticides naturels Remplacer les pesticides est une nécessité pour l’environnement et notre santé. Mais comment lutter contre les insectes ravageurs de nos cultures ? Le laboratoire d’entomologie fonctionnelle et évolutive de l’ULiège (à Gembloux) et le laboratoire de mycologie de l’UCL unissent leurs efforts pour élaborer une stratégie à base de champignons entomopathogènes (parasites). Ils viennent de recevoir un subside de plus d’un million d’euros du programme Walinnov pour concrétiser leur concept (projet Biofungi). « Afin de rendre l’application des champignons à la fois efficace et ciblée (éviter de nuire aux insectes auxiliaires et pollinisateurs), nous allons proposer des champignons entomopathogènes encapsulés dans des micro-billes qui contiendront également des molécules attractives pour les insectes ravageurs , explique François Verheggen , chercheur au laboratoire. Ces microbilles, qui n’attireront que les ravageurs, les infecteront par simple contact. » www.news.uliege.be/biofungi (#&(' 6%*%'1 thodonal - stock.adobe.com C. Dijon

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