parents de deux jeunes enfants) avec, sans doute, des moments difficiles. « Je sais que mon épouse m’approuve et est contente de ma sélection. Quand je lui ai parlé de ce projet, elle m’a dit “Vas-y, postule, on verra bien”… un peu avec l’air de “cause toujours”… Mais elle ne m’a jamais vu aussi motivé par un projet. » Si la poésie pourra l’accompagner lors de son entraînement et même là-haut, dans l’espace, Raphaël Liégeois sait que piloter un planeur ou un ballon à gaz comme il aime le faire sera sans doute plus rare. « J’ai récemment fait un vol d’une nuit entière, raconte-t-il avec une pointe de nostalgie. C’était extraordinaire ce silence… Ce sont mes moments de poésie à moi, sans paroles ! » Reste que le voilà astronaute “belge”. Un lien symbolique fort va-t-il se créer entre lui et la population ? « Qu’est-ce qui fait que l’on incarne à un moment donné les valeurs d’un pays ?, s’interroge Raphaël Liégeois. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’être Belge ? J’ai du mal à répondre. Il me semble que ma génération est plus européenne. Entre nouveaux astronautes, on se sent peut-être plus européens que porte-drapeau d’une nation. » De là sans doute à voler un jour sous la double bannière, européenne et belge… mai-août 2023 i 285 i www.ul iege.be/LQJ 39 le parcours Voir la conférence – et les photos – de Raphaël Liégeois à l’ULiège, “L’espace, la prochaine frontière” sur le site www.news.uliege.be/raphaelliegeois Des scientifiques de l’université d’Anvers et de l’université de Liège (Dr Athena Demertzi au GIGA) ont découvert comment le cerveau humain change et s’adapte à l’apesanteur, après un séjour de six mois dans l’espace. * https://www.news.uliege.be/cerveauenapesanteur Pourrêver plus loin
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