LQJ-285

par l’esprit, l’intellect et la raison, l’expérience ordinaire du corps dans la vie quotidienne et le travail a permis, une fois mise en lumière, d’aboutir à une pensée plus complète, plus ajustée. La santé, les outils et technologies qui appareillent notre action, les étapes de la vie : le corps compte ! Cela ouvre la possibilité d’une nouvelle vision du monde. LQJ : Remettre les liens au centre : est-ce là que vous voyez de l’espoir ? F.C. : Sortir d’une idée intellectuelle du monde pour prendre en compte la sensibilité et l’attachement, c’est à mes yeux très prometteur, oui ! N’a-t-on pas besoin, aujourd’hui, de façonner différemment les relations et notre amour du monde, précisément parce qu’il est abîmé ? L’écoféminisme y contribue. Peuples opprimés, environnement saccagé, femmes “invisibilisées” et dominées : autant de réalités qui frappent à nos portes pour être entendues. Les “attraper” à travers la question des relations (relations à soi-même, aux autres, au monde), c’est à la fois universel et vital. LQJ : L’Université, fabrique des possibles ? F.C. : Le savoir n’est jamais clôturé. L’Université est un lieu de quête, d’exploration, d’“inquiétude” permanente. La Terre, comme tout ce qui compose nos milieux, doit être entretenue avec soin pour être habitable. Les relations se placent au centre de ce défi. Et cela rejaillit aussi bien sur les sciences de demain – sciences humaines et sciences naturelles s’enrichissent mutuellement – que sur les luttes à venir. On peut, on doit, encore aller plus loin. Restons attentifs et éveillés. * article complet signé Marie Liégeois sur www.uliege.be/fabrique-des-possibles mai-août 2023 i 285 i www.ul iege.be/LQJ 62 univers cité

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