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afin d’en découvrir les potentielles applications. Autrement dit, nous devons développer une étroite proximité avec les unités de recherche, sonder leurs ambitions et les tenir à l’œil au cours des prochaines années. En plus de l’expertise juridique que nous prodiguons aux chercheurs lorsqu’il s’agit de monter la société en tant que telle ou de comprendre ce qui peut être transféré de l’Université vers la spin-off dans le suivi des règles de transfert de propriété intellectuelle, nous pouvons également leur proposer d’intégrer dans leur équipe scientifique une personne dotée d’une expérience entrepreneuriale, par exemple. Enfin, nous travaillons à créer une dynamique autour de ces chercheurs-entrepreneurs. Nous avons ainsi fondé en mars 2023 un club de spin-offs universitaires, destiné à faire se rencontrer des sociétés qui se connaissent en réalité très peu alors qu’elles font face à des enjeux similaires, essentiellement des problématiques de start-ups. Par ailleurs, nous travaillons à la mise en place d’un fonds de maturation, un petit fonds d’equity qui nous permettrait de soutenir certains projets plus longtemps, de les faire maturer davantage, en sorte qu’ils s’en trouvent, à terme, mieux valorisés. Voici donc déjà deux piliers du plan d’action de RISE, et non des moindres puisqu’on dénombre chez nous quelque 4000 personnes impliquées en recherche. LQJ : Verrons-nous alors davantage de spin-offs ? D.M. : Je pense qu’il existe un véritable potentiel pour doubler le nombre de ces nouvelles sociétés. Nous pourrions en créer quatre à cinq par an. Attention : je n’ai aucun intérêt personnel à les promouvoir ! Je constate simplement que, dans le contexte compliqué du financement de la recherche, ce type de valorisation monétaire – en recherche appliquée pour l’essentiel, mais pas seulement – est une manière pour l’Université de générer des recettes, lesquelles permettent de financer d’autres inimai-août 2023 i 285 i www.ul iege.be/LQJ 8 l’opinion

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