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et d’attractivité touristique, de l’autre, une multiplicité de collectifs et d’identités qui habitent la cité, avec la productivité graphique qui leur correspond », note François Provenzano. La carte interactive en ligne permet aux visiteurs de se promener dans la collection et un onglet “galerie” présente une cinquantaine d’inscriptions analysées d’un point de vue sémio-rhétorique. « Nous voulions rendre notre corpus accessible à un large public », explique Alexandre Lansmans. Dans ce but, chaque inscription est classée en fonction de trois critères : d’abord, le lieu (ou le support) où se trouve l’inscription ; ensuite, le geste, la manière de réaliser l’inscription, qu’elle soit produite artisanalement ou en série ; enfin, la “topique”, soit le thème principal revendiqué. Il est aussi possible de parcourir la collection par mots-clés, “Covid-19” par exemple. Le corpus ainsi constitué sert un double objectif : d’une part, proposer une bibliothèque commentée des écritures de rue qui pourra servir de base à de nouvelles recherches, voire être valorisée par des associations soucieuses de mettre en avant cette part souvent invisible de l’espace public urbain ; d’autre part, outiller et documenter un contre-discours par rapport aux logiques de city branding, en s’intéressant à la large variété rhétorique qui soutient les écritures de rue. L’ensemble de la collection est accessible sur https://texturb.uliege. be/geotag/ janvier-avril 2024 i 287 i www.uliege.be/LQJ 69 ici et ailleurs

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