responsables. Nous pouvons décider de préférer les “circuits courts”, c’est-à-dire les produits locaux (bio si possibles), rééquilibrer le contenu des assiettes afin de réduire le bilan carbone, prévoir chaque jour des alternatives végétariennes, etc. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’ULiège participe au Conseil de politique alimentaire de Liège Métropole (CPA) qui œuvre pour la reconstitution d’un secteur alimentaire local, plus durable et plus autonome. La mobilité sera un autre sujet de recherche. Là aussi il faudra combiner des progrès technologiques et des changements de comportements, tant de la part des individus que des organisations. Et le Sart-Tilman pourrait constituer un laboratoire pour essayer de nouvelles solutions. LQJ : Deux mots sur la gouvernance de cet Institut ? S.M. : Pour l’instant, c’est une petite équipe composée du vice-recteur à la recherche, le Pr Michel Moutschen, et de Nicolas Antoine-Moussiaux (coordinateur de l’initiative “One Health“) qui insuffle la dynamique. À terme, un comité de pilotage présidera l’ensemble. Il sera composé du vice-recteur Moutschen et de trois professeurs en provenance de chacun des quatre secteurs de la recherche à l’ULiège. J’en ferai également partie en tant que conseillère à la transition. Un conseil de l’Institut validera la qualité scientifique et la pertinence sociétale des projets et un nouveau directeur (ou directrice) sera chargé de l’organisation des activités. Mais tout cela doit encore être avalisé. Quant aux membres, ils viendront d’une part des Facultés (et pourront se prévaloir d’une multi-affectation) et de la société civile d’autre part, sous le statut de fellow et pour une durée limitée. Nous évaluons actuellement la possibilité d’accorder ce même statut à des étudiants de master. Bien des questions sont encore à l’étude – l’emplacement de l’Institut par exemple –, mais je suis certaine que la mise en œuvre de ce projet, énoncé dans le plan stratégique selon les vœux de la rectrice Anne-Sophie Nyssen, est un pas important pour l’ULiège. Nouveau cours Un cours obligatoire “durabilité et transition” est désormais inscrit dans tous les programmes de bachelier. Produit par la “Care outils numérique”, un MOOC (cours en ligne), constitué d’une série de capsules vidéo d’environ une dizaine de minutes chacune, constitue la première partie de ce cours. 54 professeurs de l’ULiège y contribuent et des experts de la société civile y participent également, sous la coordination de la Pr Sybille Mertens et de Florence Fassotte, experte en développement durable. Le MOOC (deux ECTS) est structuré en trois modules. Le premier constitue un socle de connaissances permettant de comprendre les changements en cours ; le deuxième sensibilise et évalue de façon systémique les causes des différents enjeux environnementaux et sociaux et fait un focus sur la question du système alimentaire; le troisième est centré sur les concepts de développement durable et de transition et présente des solutions et leviers d’action. Dans la foulée, les Facultés proposeront, en seconde partie de ce cours, des activités spécifiques aux étudiant·es (débats, ateliers, visites, projets). Destiné prioritairement aux bacheliers, le MOOC sera aussi ouvert aux étudiant·es de master et aux membres du personnel. * https://www.news.uliege.be/cours-durabilite-transition Quinzaine Climat Du 12 au 22 novembre aura lieu la deuxième édition de la “Quinzaine du climat” organisé par le Green Office de l’ULiège. Conférences, ateliers, projections de films et moments conviviaux sont au programme. * greenoffice@uliege.be 12 septembre-décembre 2024 i 289 i www.uliege.be/LQJ alma mater
RkJQdWJsaXNoZXIy MTk1ODY=