LQJ-289

L’enseignement superieur – l’Université aussi – est confronté, comme bien d’autres milieux professionnels hélas, a des “violences de genre”. Celles-ci designent toutes les inégalités et brutalités (physiques, sexuelles, psychologiques ou economiques) a l’egard d’une femme “parce qu’elle est une femme”1. « Ce sont des violations des droits humains qui ont un impact profond et durable sur les victimes et la societé dans son ensemble », observe la Pr Françoise Tulkens invitée à donner une conférence le 30 mai dernier à l’ULiège2. Présidente du comité d’expert·es “harcèlement et violences de genre” à l’UCLouvain, elle a signé en 2023 un rapport de synthèse accessible en ligne. 20 % des jeunes déclarent avoir subi des violences sexistes ou sexuelles, sans le signaler. Et si les enquêtes3 montrent que les attouchements, harcèlements, voire les viols se passent durant les fêtes estudiantines, elles indiquent aussi que ces agressions se commettent en dehors de ces moments festifs. Quelles sont les racines de ces violences dans le milieu universitaire ? Selon Françoise Tulkens, “elles sont le reflet d’un 25 novembre Ensemble, agissons 1/ Art. 3, b de la “Convention d’Istanbul sur la prevention et la lutte contre la violence a l’egard des femmes et la violence domestique”, du 11 mai 2021 du Conseil de l’Europe 2/ voir la vidéo sur www. uliege.be/genre-conferences 3/ L’enquête Behaves : http://www.enseignement.be/public/ docs/behaves-resume-2024.pdf À l’occasion de la “Journée internationale contre les violences faites aux femmes”, la Pr Florence Caeymaex, conseillère à l’éthique et aux politiques d’égalité, et le conseil “genre et égalité” organisent une rencontre pour faire montre des dispositifs mis en place à l’université de Liège. F. Denoël septembre-décembre 2024 i 289 i www.uliege.be/LQJ 24 omni sciences

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