contexte societal mais elles sont aussi liees en grande partie aux caracteristiques de l’Institution elle-meme, marquee par un (solide) differentiel de genre et des relations (encore) structurellement desequilibrees. Longtemps, l’academique par excellence fut d’abord pense comme un homme blanc, issu d’une elite culturelle et suppose heterosexuel. Les autres groupes, que ce soit en termes de genre, de “race”, de classe sociale ou de sexualité devaient demontrer leur legitimité a integrer ce milieu. Le processus est en cours d’évolution, mais loin d’etre abouti.” Lutter contre ce système patriarcal, changer les mentalités, est une œuvre de longue haleine et dépasse de beaucoup le cadre de l’Université. « Mais mettre en place et conforter les dispositifs internes en faveur des victimes est une nécessité », explique Caroline Glorie, assistante de la Pr Florence Caeymaex, et membre du conseil “genre et égalité“. La rectrice Anne-Sophie Nyssen, qui se soucie du respect de toutes et de tous au sein de l’Institution, en a fait une de ses priorités. Récemment, un “violentomètre” a été distribué largement à l’ULiège. Sous la forme d’un marquepage, il permet de juger si un rapport professionnel ou pédagogique est inadéquat, voire inacceptable. Il indique aussi les numéros utiles. « Car on le sait trop peu, continue Caroline Glorie, mais à l’Université, tant à Liège qu’à Gembloux et à Arlon, des personnes de confiance, formées à l’écoute, sont habilitées à informer les victimes, de manière personnalisée, sur les réponses à apporter, sur les démarches à effectuer, le cas échéant. » Parallèlement aux démarches juridiques, la cellule des risques psychosociaux (cellule RPS) peut aussi réfléchir à des pistes de solutions, en toute confidentialité. « Et si la personne le souhaite, la situation peut être relayée au comité RPS et aux Autorités. Celles-ci peuvent alors convoquer les personnes mises en cause, prendre des mesures de protection si la situation le justifie, ou faire appel à la commission de discipline ». Des mesures qui ont déjà été prises, et qui prouvent leur nécessité et leur efficacité. Une “charte éthique” est également en cours de rédaction. Stipulant les valeurs de l’ULiège, elle constituera un outil de référence, un guide pour prendre des décisions en la matière. Parce que les violences de genre sont inadmissibles. Rencontre Le lundi 25 novembre à 16h à l’Exèdre Dick Annegarn, quartier Agora, campus du Sart-Tilman, 4000 Liège. * informations et programme sur www.uliege.be/harcelement septembre-décembre 2024 i 289 i www.uliege.be/LQJ 25 omni sciences
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