rien, les zones ouvertes se reboiseront, ce qui aura comme conséquence la disparition de ces espèces. » D’autres projets sont en cours, comme l’installation de mésocosmes dans l’enceinte de la station, autrement dit des mini-écosystèmes clos. Il s’agit de bassins d’environ 1,5 m de diamètre où l’on peut suivre sur le long terme tout un panel d’organismes : végétaux, insectes, amphibiens, reptiles. En installant des mésocosmes identiques à des endroits présentant des conditions climatiques différentes, il est possible d’étudier l’impact du climat sur les espèces de chaque mésocosme ainsi que leur potentielle capacité à s’adapter. Comme par le passé, la station reste évidemment ouverte à toute forme de collaboration avec d’autres institutions, comme c’est le cas notamment avec le programme de sauvegarde du Tétras lyre, initié par le Pr Poncin [voir encart]. Au printemps 2025, la station accueillera les “Journées d’actualité de la recherche archéologique en Ardenne-Eifel”. Elle travaillera aussi avec le “Réseau Loup” (mis en place pour suivre le retour du loup en Wallonie). Plusieurs ont élu domicile dans la réserve, ce qui suscite l’intérêt des biologistes et écologistes bien sûr, mais également celui des sociologues. « L’animal réveille encore des peurs parmi la population et les éleveurs, à cause d’informations erronées bien souvent », observe Laurane Winandy. Combattre le pessimisme ambiant « Une remarque qui prouve la nécessite de la vulgarisation des connaissances, poursuit Serge Nekrassoff. Transmettre des informations validées scientifiquement est plus que jamais indispensable à l’heure où les réseaux sociaux véhiculent tout et son contraire. Notre cible principale, mais pas exclusive, sont les étudiants de l’enseignement secondaire. Avec l’infrastructure inaugurée en 1975, la station s’est donné les moyens d’accueillir intra muros des groupes importants avec possibilité d’hébergement (34 lits disponibles). Des milliers d’élèves ont bénéficié du cadre de la station, des leçons de ses chercheurs, de stages de terrain. La nouvelle génération doit être en mesure de comprendre les mécanismes des écosystèmes et d’évaluer correctement les impacts des activités humaines. » Dans la Fagne wallonne, la tourbière haute active se distingue dans le paysage par sa colloration plus foncée. septembre-décembre 2024 i 289 i www.uliege.be/LQJ 40 omni sciences
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