Rediriger la responsabilité : d’autres acteurs doivent d’abord réagir Le passager clandestin (free rider excuse) : une réduction des émissions de CO2 va nous affaiblir ; les autres ne le faisant pas vont prendre avantage sur nous. Le relativisme (whataboutisme) : notre empreinte carbone est minime par rapport à d’autres acteurs de la société donc ce n’est pas à nous d’agir tant que d’autres n’agissent pas. L’individualisme : c’est à chaque individu (en tant que consommateur, citoyen, etc.) de prendre ses responsabilités par rapport aux changements climatiques. Encourager des changements mineurs : des changements en profondeur ne sont pas nécessaires L’optimisme technologique : nous devons concentrer nos efforts sur des innovations techniques actuelles et futures qui offrent de vraies solutions à la question climatique. L’affichage/autopersuasion (all talk; little action) : nous menons déjà de nombreuses actions dans le domaine, avons des objectifs ambitieux et sommes à la pointe des propositions en matière climatique. Les énergies fossiles comme solutions (fossil fuel solutionism) : il ne faut pas tourner le dos aux énergies fossiles car leur gestion est de plus en plus efficace : ainsi elles font partie de la solution à la crise climatique. L’écologie punitive (no sticks, just carrots) : la société changera uniquement si elle en voit les bénéfices ; toute proposition doit être basée sur le volontariat et jamais sur les restrictions. Souligner les aspects négatifs des actions climatiques : les changements peuvent être contreproductifs Le perfectionnisme (policy perfectionnism) : nous devons axer nos actions uniquement sur des mesures consensuelles et totalement fiables. Le bien-être (appeal to well being) : les actions de réduction des émissions ne doivent pas se faire au détriment des besoins fondamentaux des populations. La justice (appeal to social justice) : les actions pour le climat engendreront des coûts énormes qui affecteront avant tout les personnes vulnérables. Abandonner le combat du changement climatique : il n’est pas possible d’enrayer les changements climatiques Les changements impossibles (change is impossible) : les mesures climatiques s’opposent au style de vie moderne et même à la nature humaine, donc il est impossible de les mettre en place dans un système démocratique. La catastrophisme (doomism) : toute action climatique arrive trop tard et avec trop peu d’impact. La catastrophe est en marche et nous ne pouvons que nous y adapter. Typologie des discours en faveur du retardement de l’action climatique selon Lamb & Al. (cité par Carbou & Sébastien 2023 septembre-décembre 2024 i 289 i www.uliege.be/LQJ 8 l’opinion
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