Carton rouge pour le racisme
Le sport, et plus particulièrement le football, n’est par essence ni raciste ni antiraciste. Il est le miroir de la société. Éclairage avec plusieurs voix engagées.
La restauration est spectaculaire : l’extérieur, entièrement vitré, permet à la lumière d’inonder les couloirs courbes et blancs et les diverses salles recomposées où les structures en béton, désormais ornementales, se marient harmonieusement à l’aluminium des châssis et aux murs immaculés. Occupé pour moitié par la Cité des métiers, le bâtiment accueille aussi le nouveau “Digital Campus” de l’ULiège. « Il rassemble les équipes de l’Université qui travaillent déjà dans le numérique éducatif. Tous les travaux de réhabilitation ont été réalisés et articulés en fonction de leurs besoins spécifiques, des meubles ont même été dessinés et conçus sur mesure », explique le vice-recteur à l’enseignement, Frédéric Schoenaers, par ailleurs président du Conseil stratégique du numérique (CSN). Grands écrans et larges panneaux acoustiques tapissent les murs, quelques fonds verts attendent les tournages, les salles sont hautes, les couloirs feutrés.
« Même si notre Institution défend les cours en présentiel, il est évident que l’heure est à l’hybridation pédagogique, reprend le vice-Recteur. La crise sanitaire de 2020-21 a montré l’intérêt des cours à distance, mais de multiples déclinaisons sont possibles, qui enrichissent l’enseignement et les évaluations. » Ainsi, l’amphi du futur ressemblera-t-il aux “salles comodales” que l’on trouve maintenant dans chaque Faculté, et qui permettent, de manière aisée, un enseignement hybride. « Le professeur se trouve à la fois face aux étudiants et devant des écrans pour celles et ceux qui suivent, au même moment, le cours à Gembloux ou Arlon par exemple. Le système, qui se veut intuitif et facile à mettre en œuvre, est déjà utilisé lors de séminaires, de colloques ou de défenses de thèses », détaille le Pr Bjorn-Olav Dozo, directeur de la Care numérique et du CIPL, à présent directeur administratif du bâtiment Digital Campus.
Si le fonds de jeux vidéo prêté par l’Université Ritsumeikan de Kyoto trouvera place au rez-de-chaussée, le lieu sera principalement dévolu à l’innovation. En matière de simulation digitale, par exemple, déjà utilisée dans plusieurs cursus : en psychologie (pour le traitement des phobies), en médecine (les étudiants sont confrontés à des situations d’urgence), en droit (simulation d’un procès d’assises), à HEC Liège aussi. « Toutes ces nouvelles initiatives, et bien d’autres seront mise au point au Digital Campus et déployées ensuite dans toute l’Université, et en dehors aussi peut-être », conclut Frédéric Schoenaers.
Rassembler les compétences complémentaires, mutualiser les moyens, susciter les synergies et l’innovation, tels sont les objectifs de cette nouvelle structure, point fort de la stratégie numérique de l’Institution.
Siège d’une ancienne abbaye, le site du Val Benoît affiche une unité stylistique essentiellement marquée par le modernisme architectural des années 1930. « À l’époque, les architectes délaissent l’ornementation “inutile” pour faire coïncider au mieux formes et fonctions, en réalisant des immeubles qui affichent une grande force plastique par un agencement soigné des volumes et des ouvertures », rappelle Pierre Frankignoulle*. Le Val Benoît fut tout entier dédié aux sciences de l’ingénieur jusqu’en 2005, date de leur transfert au Sart-Tilman.
C’est à l’architecte Albert Duesberg que l’on doit l’ensemble qui abritait le laboratoire de thermodynamique et de la centrale thermoélectrique (les travaux furent exécutés en 1937 par le Pr Ferdinand Campus, ingénieur en chef du projet du Val Benoît). La composition architecturale est très simple puisque les formes du bâtiment ainsi que la distribution des locaux était imposée par l'agencement des machines. La production de chaleur pour tout le site avait alors été centralisée : le bâtiment comportait ainsi une salle de chauffe avec deux chaudières au charbon alimentées chacune par un silo d’une contenance de 100 tonnes. La tour adjacente, haute de 50 mètres, marque le paysage. Mais il ne s’agit pas une cheminée : elle abritait un manomètre au mercure mesurant 36 mètres de haut, ce qui permettait de réaliser des tests sous très haute pression. Elle comporte aujourd’hui les équipements techniques pour les fluides, le chauffage, l’eau, l’air conditionné, etc.
Propriété de l’ULiège, le bâtiment a été cédé (après assainissement) à la SPI qui s’est chargée des travaux de rénovation et d’aménagement. C’est le bureau “Baumans-Deffet Architecture et urbanisme” qui a assuré toute la reconversion de l’immeuble (6000 m2). À présent la Cité des métiers occupe sa partie gauche et la SPI met à disposition de l’ULiège, à titre gratuit (hors charges, frais de gestion, travaux de grand entretien), la partie droite, soit 51 % des surfaces.
* Pierre Frankignoulle, L’Université de Liège dans sa ville (1817-1989). Une étude d’histoire urbaine, thèse de doctorat polycopiée, Université libre de Bruxelles, 2004-2005.
Le sport, et plus particulièrement le football, n’est par essence ni raciste ni antiraciste. Il est le miroir de la société. Éclairage avec plusieurs voix engagées.
Dans les prochaines semaines, l’ULiège inaugurera une plateforme d’études des poissons et autres organismes d’eau douce. Un projet inédit en Europe, alliant recherche fondamentale, santé animale et humaine, impact sociétal, écologie et innovation.
C’est une pépite : le P’ti Journal n°2 est sorti en juin dernier. Publié en 700 exemplaires, il fait la fierté des étudiant∙es et des enseignant∙es de la filière traduction-interprétation, dans le département des langues modernes.