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Ê tre accueilli par Jean-Louis Doucet dans son bureau gembloutois permet d’assez bien cerner le per- sonnage. Les meubles ? En bois bien sûr : chêne, iroko, azobé, moabi; les essences d’ici le disputent à celles de là-bas. Là-bas ? Les forêts tropicales tout aussi évi- demment, sa seconde patrie. D’ailleurs, la cheminée est encombrée de livres… en bois, échantillons massifs de quelques espèces africaines. Çà et là, des objets, africains forcément. Aux murs des photos de forêts, d’animaux, de nature. “Ses” photos, puisque la photographie est l’une de ses passions (il avoue quelque 10 000 clichés en stock). Quant à son look, pas très académique il en convient volontiers, il trahit deux autres de ses passions qu’il nous avouera en fin d’entretien : les sports de combat et la musique électronique. D’ailleurs, qu’on se le dise : dans un an, Jean-Louis Doucet et ses collègues vont faire vibrer la vénérable abbaye de Gembloux lors d’un premier festival de musique électro, CenoBeats. « Oui mais, précise-t-il d’emblée, ce sera un festival avec empreinte écologique minimale et les émissions de carbone seront compensées par la plantation d’arbres en Afrique centrale. » On ne se refait pas, comme on dit. Et Jean-Louis Doucet, cela fait longtemps qu’il est ainsi, à l’écoute et respectueux de la nature, surtout des forêts. Cela en devient presque aga- çant : pas le moindre doute, le plus petit changement de destinée à se mettre sous la plume. Enfant, dans la région de Verviers, il est déjà attiré par les bois. « À 7 ans, je savais que je voulais être ingénieur forestier et travailler pour le WWF. » Ah si, il y a tout de même un petit grain de sable qui s’est glissé dans ce destin tout tracé : il rêvait des forêts amazoniennes, ce seront les africaines qui l’ac- cueilleront. Après ses études à la Faculté agronomique de Gembloux, et son mémoire sur les syrphes, des insectes qui à l’état larvaire mangent les pucerons, Jean-Louis Doucet com- mence pourtant sa carrière loin de ses forêts chéries, à Gembloux où il vulgarise les méthodes de lutte biologique contre les pucerons. Son vrai départ dans la vie profes- sionnelle se produit un an plus tard, en 1993, lorsque, chargé de recherches à la Faculté, il débarque au Gabon avec son épouse : « Nous étions loin de tout, se sou- vient-il, en pleine forêt, dans une station de recherches de l’université de Rennes, occupée par des primatologues. Responsable de l’équipe de recherche en foresterie tropicale et président de la Cellule d’appui à la recherche et à l’enseignement (Care) Forest is Life de Gembloux Agro-Bio Tech, le Pr Jean-Louis Doucet aime la nature, le calme des forêts… mais aussi les sports de combat et la musique électro. Cherchez l’erreur. ENTRETIEN HENRI DUPUIS ! PHOTOS JEAN"LOUIS DOUCET Les forêts entourant Kinshasa ont été transformées en charbon de bois. La seule alternative pour réintroduire l’arbre dans les paysages fortement anthropisés est l’agroforesterie. Dans le cadre du projet Campus Vert, des sites de démonstration ont été installés sur le campus universitaire de l’ERAIFT septembre-décembre 2018 / 271 ULiège www.uliege.be/LQJ 7 !, -)(.'/(*

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