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de la moitié de ce qui est produit chez nous part en effet majoritairement en Europe (90%), principalement en Allemagne mais aussi en Pologne, aux Pays-Bas et en France. PROTÉINES RAMPANTES Et si le salut venait des insectes ? 2000 espèces comes- tibles ont d’ores et déjà été répertoriées dans le monde. À Liège, “Les bouchers verts”, un restaurant situé rue de la Madeleine, les propose déjà exclusivement à son menu. Criquets et grillons servent de grignotage apéritif, tandis que les vers de farine sont l’ingrédient principal des bur- gers cuisinés et sont aussi incorporés dans le processus de fabrication des pâtes. « On retrouve dans les insectes l’ensemble des acides aminés nécessaires à une alimenta- tion équilibrée , souligne Rudy Caparros, premier assistant au laboratoire d’entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech. Ils contiennent plus ou moins 20% de protéines, soit l’équi- valent de la viande animale, mais aussi 10 % de glucides et 20% de lipides. En matière sèche, ils en contiennent même autour de 50% de protéines. » Pour les produire, l’avantage est de pouvoir utiliser les déchets agricoles ou agro-alimentaires pauvres en protéines… pour arriver in fine à un aliment qui en contient beaucoup. Problème : seul le ver de farine est facile à élever sous notre climat. Et passé la barrière psychologique des habitudes alimen- taires, ces petites bestioles restent chères (100 euros/kg pour des vers de farine séchés ; 400 euros/kg pour des criquets), car le business reste encore très peu développé. À la fin du mois de juin, la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) demandait emphatiquement la protection de la police pour ses membres, parlant de violences physiques, ver- bales, morales subies régulièrement par les artisans bou- chers-charcutiers, notamment de la part de militants vegan. Il n’est pas encore fait état d’une situation aussi alarmante en Belgique, et gageons que des défenseurs virulents de la cause des… insectes ne monteront pas au créneau dans les prochaines années. Pour ce qui est de la viande animale, dans l’optique où sa consommation n’est clairement pas une obligation vitale, la sagesse suggère la voie “flexitariste” du milieu mais aussi le respect des choix de chacun, au quotidien. ET QUID POUR LES SPORTIFS RÉGULIERS ? Plus la charge d’entraînement des sportifs est importante et plus la dépense éner- gétique l’est aussi. Les sportifs réguliers doivent donc ingérer davantage de calo- ries que les personnes sédentaires (plus de deux fois plus pour beaucoup d’entre eux). Mais s’il doit être capable d’effec- tuer ses entraînements et de progresser sans fatigue excessive, l’athlète doit aussi favoriser une bonne récupération et per- mettre le développement puis le maintien d’une bonne musculature. Tout en limitant le stockage de lipides, c’est-à-dire éviter l’augmentation d’une masse grasse non fonctionnelle qui limiterait la performance (un minimum de graisse est cependant souhaitable pour résister au froid et aux infections). Le végétarisme constitue une option inté- ressante pour les sportifs et beaucoup d’entre eux ont adopté ce mode alimen- taire. L’apport en vitamines et antioxydants des fruits et légumes est intéressant. Il faut par contre reconnaître qu’à volume égal les végétaux contiennent généralement moins de protéines que les viandes. « Mais la consommation de viande n’est pas que bénéfique pour les sportifs : un excès de protéines animales peut favoriser l’ap- parition de tendinopathies », rappelle Sébastien Varetto, médecin généraliste certifié en médecine du sport. Les protéines dites “végétales” restent moins génératrices de déchets lors de leur digestion. Elles sont également moins souvent associées aux graisses dans les aliments (au contraire de la viande rouge par exemple). Certains aliments comme les légumineuses et le quinoa sont ainsi très appréciés par les sportifs qui veulent maintenir leur capital musculaire en limitant l’absorption de graisses. Il est cependant plus que conseillé de ne pas improviser un régime végétarien. Il s’agit de veiller à assurer un apport proté- iné suffisant via les légumineuses, les œufs et les produits laitiers. Attention également aux carences en fer qui diminueraient les performances. Cet élément est présent en grande quantité dans les viandes et tout particulièrement la viande rouge… mais aussi dans certains végétaux comme les épinards et les brocolis qui pourront com- penser. septembre-décembre 2018 / 271 ULiège www.uliege.be/LQJ 71 /1%6,(* .%&#

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