Anne-Sophie Nyssen, réélue Rectrice LA RÉDACTION La communauté de l’ULiège, avec une participation record de votes, a exprimé un choix très clair lors des élections rectorales qui se sont tenues mi-avril : la rectrice Anne-Sophie Nyssen a été reconduite dans ses fonctions avec le score de 77,17 % des voix, pour un mandat de quatre ans à dater d’octobre prochain. « Les membres de l’ULiège ont montré qu’ils soutiennent une institution publique, un lieu de débats pluriels, une université engagée dans les turbulences qui traversent notre société, notamment sur le plan des droits humains et de la transition », a-t-elle partagé au lendemain de sa réélection. Dans son programme et au fil des débats de la campagne, Anne-Sophie Nyssen a insisté sur la dimension collective de son projet et l’importance de l’équipe à ses côtés – équipe largement identique à celle qui l’a accompagnée depuis 2022 dans sa fonction, alors qu’elle devenait la première femme à occuper ce poste à l’ULiège. Sa vision pour 2026-2030 s’organise autour d’une conviction centrale : l’université doit, alors que « la mer est agitée et les vents soufflent fort », simultanément tenir un cap et se réinventer. Il s’agit de défendre l’ADN universitaire (synergies enseignement-recherche, diversité disciplinaire, liberté académique, réflexion éthique) dans un contexte de pressions financières et politiques face au rôle et à l’autonomie des universités. Mais aussi de repenser en profondeur les modalités de l’enseignement à l’heure de l’intelligence artificielle, de la volatilité des connaissances et des métiers, de la formation tout au long de la vie. La Rectrice entend par ailleurs consolider l’ancrage territorial de l’ULiège tout en maintenant une présence internationale active. Elle souhaite également poursuivre la simplification administrative, l’amélioration des conditions de travail du personnel et le soutien aux étudiants et étudiantes en situation de précarité. Selon Anne-Sophie Nyssen, « le monde est entré dans une phase historique de déstabilisations et de transformations rapides et radicales, parfois fulgurantes et sidérantes. Dans un tel contexte, une question est cruciale : le compromis entre continuité et changement, stabilité et agilité. Mais cela ne suffira pas. Il nous faut des principes de haut niveau : résistance, audace et créativité. » S. Seyen MAI-AOÛT 2026 I 294 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 3 L’ÉDITO
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