Coeur battant

Le Festival de Liège


Dans Ici et ailleurs
Hadrien RENCK

©️ Roselina Garbo

Pour réchauffer nos cœurs, le Festival de Liège s’invite en ce début d’année afin de mettre l’ambiance et la culture au centre de la Cité ardente engourdie, déjà, par l’hiver. Amateurs de théâtre, de danse ou de musique, soyez prêts : le Festival ouvrira le bal le 31 janvier.

Trois mots : international, actuel et engagé. Ces valeurs, le Festival de Liège les a inscrites dans son ADN. En 2001, lorsqu’il a pris la suite des Rencontres d’octobre, il est devenu biennal et a élu domicile dans l’ancienne caserne Fonck, lieu emblématique de la ville. « Au début, on proposait des spectacles très engagés politiquement sans savoir comment le public allait réagir… », commente Catherine De Michele. 25 ans plus tard, la chose est entendue et le public très fidèle « C’est très rare quand une personne ne vient qu’une seule fois au festival », note Charline Hamaite. Avec Pierre Clément, le coordinateur, elles se sont attelées à faire du “Manège Fonck” un lieu emblématique de la culture liégeoise. « Hors festival, nous avons développé des partenariats avec le milieu associatif liégeois, toujours en tenant le cap de l’engagement. »

Une programmation internationale et inédite : « En 2001, les artistes internationaux étaient peu souvent invités. Aujourd’hui, c’est plus commun, alors nous recherchons des artistes inédits, particuliers. On essaie de proposer des “premières” belges », reprend Charline Hamaite. Ainsi, la 13e édition sera riche en créations aussi diverses qu’originales, en provenance du Chili et de l’Ukraine, de la Bolivie et du Rwanda.

Toutes deux se réjouissent du spectacle d’ouverture Le Grand Bal, une création de danse hip-hop à l’ambiance transcendantale. Charline Hamaite est impatiente que le public découvre Palmasola, une collaboration bolivienne et suisse plongeant la salle dans la sordide prison bolivienne de Palmasola, réputée la plus dure au monde. Catherine De Michele, elle, est pressée de présenter les deux spectacles de N. R. Khorasani, artiste iranienne réfugiée aux Pays-Bas. Songs for No One et This is not a Dance racontent, sous forme de dialogue, le quotidien d’artistes et d’enfants en Iran sous un régime extrêmement répressif.

Tous les spectacles seront surtitrés en français et le festival défend par ailleurs une politique tarifaire accessible. « Le but est que chacun se sente le bienvenu, on ne veut rejeter personne. » En bon Liégeois, le festival veut aussi créer des liens : « Il y a une vie festive à côté des spectacles, notamment des rencontres entre artistes et public, c’est très important pour nous. »

Le Festival de Liège, c’est une saveur, c’est une aventure. Quand on ouvre les portes du Manège, on peut boire un verre, manger, rencontrer des gens, voir des spectacles, faire la fête, assister à des concerts. Un cœur battant dans la Cité ardente.

Festival de Liège

Du 31 janvier au 22 février, au Manège, rue Ransonnet 2 B, 4020 Liège.

Les “Rencontres après spectacles” seront l’occasion d’échanger avec les artistes. Si nécessaire, une traduction simultanée sera assurée par les étudiant·e·s de master 2 en interprétation de l’ULiège.

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