LQJ-271

Vieille question : à quoi servent les maths ? Ici, on sent poindre comme un soupçon d’impatience dans la voix de Michel Rigo : « Pourquoi est-ce toujours aux mathéma- tiques qu’on demande de “servir” ? Jamais à la biologie, l’histoire ou la littérature… » De toute façon, le débat est clos puisque les maths servent, tout le temps et depuis toujours. « Les mathématiques vont permettre de modéli- ser des phénomènes. Ce que les êtres humains tentent de faire depuis le début de leur histoire, c’est d’expliquer et de décrire les phénomènes naturels, pour pouvoir ensuite les prédire. Quand j’obtiens un théorème, est-ce moi qui le crée ou existait-il déjà ? Tous les théorèmes existent. Ils sont là, il faut aller les chercher. » AU CŒUR DE LA FORÊT En fournissant aux autres sciences, et d’abord à la phy- sique, un langage et des outils efficaces, les mathéma- tiques jouent un rôle dans le développement des techno- logies et la résolution des grands problèmes actuels. Sans oublier qu’elles sont sans doute le moyen le plus puissant pour développer la rigueur, le raisonnement, l’intuition… et pourquoi pas le rêve ? Rêvons un peu. Une console de jeu vidéo n’est finalement qu’une grosse calculatrice qui va devoir utiliser des millions de fois par Tous les théorèmes existent. Il faut aller les chercher La suite de Fibonacci est la suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme de deux termes qui le précèdent (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, etc.). Elle est utilisée en mathématique (algorithme d’Euclide), en biologie (les spirales dans les fleurons du tournesol dues à l’hormone auxine), en architecture (Le Corbusier) et en poésie (Pincus), notamment. septembre-décembre 2018 / 271 ULiège www.uliege.be/LQJ 12 0 !) /1,

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