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Pas de contre-indication en ce qui concerne ceux qui mangent végétarien, pour autant qu’ils ne fassent pas l’éco- nomie d’œufs ainsi que de produits lai- tiers tels que le yogourt ou le fromage, qui contiennent l’ensemble des acides aminés essentiels en suffisance. Ces protéines, encore plus indispensables à la croissance des enfants, aident le corps dans de nombreuses fonctions essentielles et jouent un rôle primor- dial dans le maintien de la masse mus- culaire. La viande contient également des vitamines B12 ainsi que du fer, qui demeurent importants pour le cerveau, la synthèse des globules rouges et le renouvellement de certaines cellules. Et gare aux mauvaises sources de vitamine B12, comme la spiruline (une algue) et le tempeh (à base de soja fermenté), qui délivrent une version inactive de la vita- mine en question ! TROP DE VIANDE ? À titre indicatif, et selon sa corpulence ou son état de santé, l’on considère qu’un être humain adulte a un besoin quotidien de l’ordre d’un gramme de protéines par kilo de son poids total. Si 100 grammes de viande contiennent environ 20 grammes de protéines, la proportion est quasiment identique dans les fro- mages. Par contre, les légumineuses et les céréales contiennent en moyenne 10 g de protéines par 100 g de produit cuit; les légumes, quant à eux, n’en contiennent que quelques grammes par 100 g, pour ce qui est des plus classiques (brocoli, petits pois, etc.). Ces différents types d’aliments doivent dès lors être mangés en plus grandes quantités pour atteindre l’objectif protéique. « Chez les personnes en mauvaise santé et/ou en manque d’appétit, on proposera des aliments contenant des protéines animales afin d’obtenir une quantité de protéines suffisantes au quotidien tout en limitant le volume de la prise alimentaire, l’objectif étant de restreindre leurs pertes en masse musculaire », ajoute Jenny Deflines. En 2016, les statistiques belges (Statbel) indiquent que chaque habitant a consommé en moyenne 70 kg de viande. « Mais il s’agit d’“équivalents carcasse”. Or il faut en exclure les os, etc. En équivalent “viande”, cela donne 51 kg. Ce qui fait 140 g par jour et par habitant. Il s’agit naturel- lement d’une quantité estimée et non d’une quantité réelle et l’enquête 2015 réalisée par l’Institut de santé publique avance de son côté une consommation de 114 g par habi- tant et par jour », décrypte le Pr Antoine Clinquart, de la faculté de Médecine vétérinaire de l’ULiège. Le besoin en protéines pour le Belge moyen n’est donc pas dépassé. Pour ce qui est du caractère cancerinogène de la viande rouge et de la viande transformée (cancer colorectal, mais aussi du pancréas et de la prostate), l’Organisation mondiale de la santé, liée au Circ, affirme que si le risque augmente avec la quantité, les données disponibles ne permettent cependant pas de déterminer un niveau de sécurité et donc d’une quantité de viande maximale que l’on peut consommer sans danger 1 . En Belgique, le Conseil supérieur de la santé préconise de ne pas man- ger plus de 500 g de viande rouge par semaine. Un seuil qui n’est pas dépassé à l’échelle de la population si l’on en croit le cabinet du ministre wallon de l’Agriculture. Les adultes en mangeraient en moyenne 46 g/jour, soit 322 g/semaine. Seuls 20 % des Belges seraient consi- dérés comme de grands consommateurs, susceptibles de dépasser le seuil recommandé. Il convient cependant d’être attentif à l’impact du mode de préparation, en parti- culier la salaison, qui est problématique. 1 www.who.int/features/qa/cancer-red-meat/fr/ Ne pas dépasser 500 g de viande rouge par semaine Photo libre de droit septembre-décembre 2018 / 271 ULiège www.uliege.be/LQJ 69 /1%6,(* .%&#

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