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Lors de ces réunions, des membres de l’université d’Ou- lu témoignaient d’une grande expérience en matière de plateformes d’innovation. Une rencontre qui a stimulé de nouvelles recherches. « Nos deux villes ont un passé industriel, poursuit Jacques Teller , mais leurs structures institutionnelles fonctionnent différemment. Nous vou- lions mener des approches comparatives d’innovations urbaines. Dans les deux cas, nous étions intéressés par les moments d’échange entre des chercheurs et des experts de terrain. Comment, lors de ces interactions, de nouveaux concepts, de nouvelles expérimentations peuvent-elles émerger ? Comment deux sphères d’expériences peuvent- elles s’enrichir mutuellement ? Nous nous intéressons ainsi à la création d’îlots à énergie positive. » Il s’agit de développer des formes de mutualisation de production d’énergie sur des îlots immobiliers (panneaux photovol- taïques, unité de cogénération, etc.) et qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Ce type de projet fait intervenir un large panel d’acteurs : entreprises, universi- tés, partenaires institutionnels, investisseurs et habitants. Il est intéressant de comprendre comment de tels projets innovants se mettent en place dans nos villes. BIEN VIEILLIR Ingénieure architecte chargée de cours à la faculté des Sciences appliquées à l’ULiège, Catherine Elsen s’intéresse à la problématique du bien vieillir sous les angles de l’amé- nagement du territoire et de l’habitat. La participation est au cœur de sa démarche. « Le vieillissement est un processus personnel, régi par les expériences passées, la culture, la mémoire… Il n’existe pas “une” manière de bien vieillir. Si nous voulons propo- ser des environnements adaptés aux personnes âgées et répondre aux enjeux du “bien vieillir”, nous devons inclure ces acteurs au cœur des processus réflexifs et décision- nels. » Au fil du montage d’une demande de financement euro- péen, la chercheuse étudie, notamment, les défis associés à l’habitat tout au long de la vie et à la participation des personnes vis-à-vis de l’évolution de ces lieux de vie. « Nous visons des maisons plus modulables, qui peuvent évoluer en fonction des besoins et des moments de l’existence. On constate aussi, dans certains territoires, une politique de densification, avec l’aménagement de petits habitats de plain-pied sur des terrains déjà bâtis. Notre région témoigne en outre d’une timidité face au déploiement de solutions alternatives plus collectives, qui permettent un vivre-ensemble intra ou intergénérationnel en dehors des maisons de repos. Un phénomène qui s’ex- plique partiellement par un grand nombre de propriétaires très attachés à leur bien. Nous devons impérativement tenir compte des réalités locales; c’est valable pour l’ha- bitat, mais aussi pour la planification des villes et des territoires. Certes, on observe une sensibilisation à la mobilité douce, au développement des tissus associatifs, mais, trop souvent, depuis les institutions vers les citoyens. Il faut inverser cette tendance. » Pour enrichir ses travaux, Catherine Elsen a levé les yeux sur d’autres régions post-industrielles européennes : la zone de Bilbao et le bassin de la Ruhr, deux régions parti- cipant au réseau UNIC. Des chercheurs de cinq universités G. Michel septembre-décembre 2021 / 280 ULiège www.ul iege.be/LQJ 27 omni sciences
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