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EXPOSITION : LES COULISSES D’UNE COLLECTION Du 29 mai au 23 août, La Boverie met à l’honneur celles et ceux, du donateur au conservateur, qui font vivre le musée et ses œuvres. Conservation, restauration, analyses scientifiques, montage d’expositions, gestion des réserves, prêts internationaux : la conservatrice Fanny Moens rappelle que « derrière chaque tableau exposé se cache une chaîne de savoir-faire, gestes précis et regards experts capables de sublimer des milliers d’œuvres. Seuls 2 % de la collection sont actuellement visibles du grand public. C’est donc l’occasion d’étonner le visiteur par un accrochage différent ». Cette exposition-anniversaire propose plus de 250 pièces du patrimoine de La Boverie : chefs-d’œuvre emblématiques et trésors rarement – voire jamais – exposés, parmi lesquels des pièces de Van Dongen, Ensor, Picasso, Magritte, Matisse, Van Gogh ou encore Claus. ___________ * www.laboverie.com MAI-AOÛT 2026 I 294 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 71 UNIVERS CITÉ rare que des œuvres soient antidatées pour prendre en valeur sur le marché de l’art », confie Catherine Defeyt. En 2022, en marge de l’exposition “Marat assassiné” des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB), l’équipe du CEA a pu établir qu’un tableau attribué à Jacques-Louis David n’était autre qu’une copie tardive de l’œuvre originale réalisée plus de 25 ans après la mort de l’artiste1. « On a évité alors une erreur de chronologie assez grossière », soulignent les deux chercheurs. Leurs dernières missions en date : la Vallée des Rois en Égypte où ils ont pu, avec une rigueur absolue, collecter des données sur les tombes de Toutankhâmon et Néfertari, monuments phares de l’art funéraire égyptien, et ce sans nuire à leur intégrité archéologique précieuse2, et, à nouveau aux MRBAB, l’étude du tableau de Dalí, “La tentation de saint Antoine”, dont ils ont révélé l’origine précoce d’altérations atypiques et le rôle clé de l’ambre et du blanc de zinc3. Les nouvelles techniques d’imagerie ont permis de faire voyager un travail de recherche autrefois limité géographiquement. « Nos outils sont miniaturisés au possible pour tenir dans une valise, explique David Strivay. Un laboratoire mobile permet désormais d’aller où l’œuvre se trouve. Pour des questions de conservation, d’assurance, ou tout simplement d’impossibilité de transport, cela rend le tout plus aisé. » Ces avancées technologiques sont la raison pour laquelle « le travail n’est jamais vraiment terminé ». Chaque outil perfectionné soulève des questionnements. « La naissance d’un nouveau “tableau dans le tableau” et, avec lui, son lot d’interprétations, n’est jamais exclue, s’accorde l’équipe. Une œuvre n’a jamais livré tous ses secrets. » 1 www.aap.uliege.be/marat 2 www.news.uliege.be/CEA-Egypte-ancienne 3 www.news.uliege.be/dali Musées de la Ville de Liège Analyses scientifiques de l’oeuvre La Violoniste de Kees Van Dongen (vers 1922, collection du musée des Beaux-Arts/La Boverie) par le Centre européen d’archéométrie

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