SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 40 OMNI SCIENCES Le cahier des charges du projet MicroEcoTex lancé par la Région wallonne était ambitieux : étudier des textiles respectueux de l’environnement, donc biodégradables, qui auraient également des propriétés antimicrobiennes afin d’empêcher les bactéries de se développer dans les plaies ou les brûlures. Un défi auquel a répondu l’équipe de la professeure Stéphanie Lambert (Nanomaterials, Catalysis and Electrochemistry), en association avec la division wallonne du Centre belge des textiles (Centexbel). Le projet s’est achevé l’an dernier avec la mise au point de modèles qui devront prochainement être testés in vivo et un – probable – prolongement européen. « Il existe une demande croissante de textiles qu’on appelle “fonctionnalisés” et qui, en outre, doivent être non toxiques pour l’humain ou pour l’environnement, explique Stéphanie Lambert, par ailleurs directrice de l’unité de recherches Chemical Engineering, dont faire partie la laboratoire NCE. D’où la transition de l’industrie vers des matériaux biosourcés. Le projet MicroEcoTex s’inscrivait dans ce double objectif. Dans le domaine médical bien sûr, avec le recouvrement de plaies et de brûlures, mais aussi dans l’agroalimentaire avec des emballages permettant de conserver sainement les aliments. » Les chercheurs du centre de Grâce-Hollogne de Centexbel ont pris à leur charge la sélection et la PANSEMENTS ANTIMICROBIENS Réparer la peau Et si les pansements du futur étaient biodégradables et antimicrobiens tout en participant à la régénération des tissus lésés, comme les plaies et brûlures ? Une perspective qui se concrétise au sein du département de Chemical Engineering – NCE (Nanomaterials, Catalysis and Electrochemistry) de la faculté des Sciences appliquées. ARTICLE HENRI DUPUIS Échantillon de produits dans le cadre du projet SmartMultiDress Centexbel
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