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SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 53 OMNI SCIENCES de mouvement et de portes similaires à ceux utilisés dans les systèmes d’alarme. En parallèle, un capteur de mouvement à glisser sous le matelas, comparable à celui utilisé pour surveiller les nourrissons, a été installé chez les bénéficiaires qui le souhaitaient, poursuit Catherine Elsen. L’intelligence artificielle est actuellement en phase d’apprentissage avec 1800 habitats équipés de notre technologie. Ces données sont analysées par l’OpenHub à l’UCLouvain. » Au-delà du développement technologique, ce projet soulève des questions éthiques que le consortium va mettre à l’étude. « Aussi, il s’agira de déterminer si la téléassistance augmentée retarde effectivement l’institutionnalisation des personnes âgées. Et si elle peut prévenir certaines pertes d’autonomie, voire anticiper des maladies neurodégénératives. » UN ATLAS DU VIEILLISSEMENT EN BONNE SANTÉ La création d’un Atlas du vieillissement en bonne santé est au cœur du projet européen STAGE (Stay Healthy Through Ageing), financé quant à lui par Horizon Europe (2024-2029). Alors qu’une équipe d’épidémiologistes et de cartographes de l’Amsterdam University Medical Center (UMC) compile de vastes données statistiques, les partenaires liégeois défendent une approche complémentaire, fondée sur l’expérience des citoyens. « Certaines dimensions essentielles et sensibles du vieillissement, comme les liens sociaux, sont difficiles à saisir à travers les seuls indicateurs quantitatifs. Nous souhaitons les faire émerger de manière participative », explique Clémentine Schelings, chercheuse et chargée du projet au laboratoire Inter’Act. Depuis l’automne dernier, un processus participatif est mené dans deux territoires pilotes aux profils contrastés : Gouvy, composé d’une mosaïque de petits villages, et Verviers, ville marquée par son passé industriel. Respectivement 35 et 30 participants âgés de 65 ans et plus ont pris part à la démarche, selon une formule de participation “à la carte”, recommandée par une importante revue systématique de la littérature réalisée en amont. Cette flexibilité vise à tenir compte des contraintes et aléas susceptibles de limiter l’implication des personnes âgées. Ces seniors ont notamment été invités à évaluer l’importance de 28 composantes du vieillissement en bonne santé identifiées par l’UMC Amsterdam, parmi lesquelles la pollution, les espaces verts, la diversité démographique ou encore la sécurité routière. L’objectif était de déterminer le poids à accorder à chacune dans la future cartographie. Résultat ? « La mobilité autonome (à pied ou en transports en commun), ainsi que le soutien social (aide fournie de manière formelle) et la cohésion sociale (qualité des relations entre habitants), sont les composantes les plus importantes », explique Clémentine Schelings. « Du processus participatif, il est également sorti que les 28 composantes pourraient être regroupées en un maximum de sept cartes thématiques. Ce qui rendra l’atlas plus lisible et plus facile à interpréter. » Au-delà de la production d’un outil cartographique, l’équipe souhaite également que les connaissances produites puissent nourrir l’action publique. « Nous allons rencontrer des responsables communaux afin de voir comment ils accueillent les propositions formulées par les citoyens et s’il existe des possibilités d’ouvrir le dialogue sur les problèmes identifiés et les pistes d’amélioration envisagées. » Avec une ambition : orienter les politiques et les aménagements en faveur d’un vieillissement en bonne santé. * Projet Wa@h : www.waah.be STAGE

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