SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 57 UNIVERS CITÉ Elyne a à peine passé la porte du service d’hospitalisation que Zouk, une petite labrador, se précipite vers elle et lui saute dans les bras. Débordante de vitalité et visiblement heureuse de retrouver la jeune stagiaire, elle est guérie et va bientôt quitter la clinique. Non loin de là, d’autres chiens bénéficient de soins divers, tandis que les chats, dans un autre couloir, se rétablissent doucement dans leur box. Avec plus de 100 vétérinaires et une trentaine d’auxiliaires de soins, la clinique des animaux de compagnie est une véritable ruche. Au milieu de cette activité intense, Elyne, 19 ans, évolue avec une certaine assurance. Pourtant, il y a quelques mois encore, la jeune femme parlait peu et se sentait intimidée. « Je suis stressée quand il y a trop de monde, sourit-elle. Mais maintenant, ça va mieux, je me suis habituée. » Depuis plusieurs années, la clinique des animaux de compagnie, l’une des trois branches de la clinique vétérinaire de l’ULiège, accueille des élèves de l’école secondaire Maria Goretti dans le cadre d’un partenariat peu connu du grand public. Des jeunes de l’enseignement professionnel, engagés dans une formation en alternance, viennent y apprendre le métier d’assistant en soins animaliers en partageant leur temps entre l’école et le terrain. Un partenariat qui montre que l’Université accompagne aussi des parcours atypiques et sert de tremplin à des adolescents et adolescentes en marge du système scolaire traditionnel. APPRENDRE AUTREMENT Pour Gwendoline, 21 ans, le déclic est venu après quelques années difficiles dans l’enseignement général. À la fin de sa cinquième année à l’institut Maria Goretti, passionnée par les animaux depuis toujours, elle découvre la clinique vétérinaire lors d’un stage de trois semaines. « Je préférais travailler ici qu’être à l’école, qui ne me convenait pas. Alors, j’ai demandé pour suivre une formation en alternance. » Pendant deux ans, elle partage son temps entre les cours et la clinique : deux jours à l’école, trois jours rémunérés sur le terrain
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