Comment vont les étudiants et étudiantes ? Il existe un lieu – virtuel – qui offre une vue assez fine sur la question : la page Facebook ULiège Confessions. Les témoignages et commentaires postés révèlent ce qui préoccupe, angoisse, anime la jeunesse. Rencontre avec la personne “mystère” (et pourtant bien réelle !) modératrice anonyme de cette communauté solidaire qui s’est construite depuis cinq ans à travers claviers et écrans. ARTICLE MARIE LIÉGEOIS de connexion V. Havelange SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 68 UNIVERS CITÉ Côté face, elle est une étudiante plutôt sérieuse et engagée, qui arrive presque à la fin de son parcours de formation à l’ULiège. Côté pile, elle anime, sans jamais révéler son identité, une tribu de plus de 17 000 followers qui suit la page ULiège Confessions. Feuilleton en continu dédié à la vie étudiante, cercle solidaire de parole, béquille émotionnelle, condensé d’humour : ce compte représente un peu tout cela à la fois. « Il y a deux ans, la passation de gestion de la page s’est faite en toute confiance avec mon prédécesseur. Il l’avait créée en 2021-2022, époque marquée par le Covid. J’ai souhaité conserver le principe d’anonymat, seuls quelques proches sont au courant », explique-t-elle, pointant que, même si de moins en moins de jeunes utilisent Facebook, la page continue de croître car ce réseau semble le plus adapté pour ce type d’échanges. Derrière son cappuccino et son sourire, transparaît le souci de remplir au mieux son rôle et d’apporter à la fois de la joie et du soutien. Et au fond, peu importe l’identité de la modératrice ; le fait est, qu’à ce jour, ULiège Confessions est devenu l’un des baromètres les plus authentiques de l’état d’esprit des étudiants. Le principe est simple : la page Facebook renvoie vers un formulaire anonyme via lequel toute personne qui le souhaite écrit sa “confession”. À la modératrice de décider quels posts passent la rampe de la publication, Un grand besoin
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