pourrait être une approche intéressante pour surmonter la résistance au traitement et améliorer le pronostic des patientes », résume le chercheur. Ces travaux ouvrent ainsi la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à restaurer la sensibilité aux traitements dans le cancer du sein hormonodépendant métastatique. L’AVIS DE LA PATIENTE Les progrès dans la prise en charge du cancer du sein ne concernent pas seulement les traitements, mais la place donnée à la patiente. « Avant, le médecin donnait les directives et la patiente n’avait pas vraiment le choix, observe la Dre Élodie Gonne. Aujourd’hui, on accorde beaucoup plus d’importance aux envies de la patiente, à ses questions. » Ainsi, lors du diagnostic, il existe désormais une “consultation d’annonce”. « On rencontre la patiente pendant au moins une heure pour lui expliquer la maladie et les traitements potentiels, et répondre à ses questions. » Le choix du traitement peut d’ailleurs être discuté, en particulier chez les patientes âgées. « On peut leur proposer plusieurs possibilités : un traitement très efficace mais entraînant plus d’effets secondaires ou, à l’inverse, un traitement moins intense, avec des effets secondaires plus supportables, détaille-t-elle. Pour les patientes jeunes, la question ne se pose pas vraiment car elles voudront toujours la plus grande efficacité. Mais chez une patiente plus âgée, la priorité sera parfois de ne pas basculer vers la dépendance, à cause d’une chimio qui lui enlèverait de l’autonomie et l’amènerait à entrer dans une maison de repos. » SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 15 À LA UNE
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