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où elles sont moins présentes, pose Bastien Bomans, chargé de mission genre et égalité, cheville ouvrière du projet. Plus largement, la présence des femmes au sein de l’université, loin d’être d’emblée acquise, a été le fruit d’un long combat. Et le plafond de verre continue d’exister : il y a environ 59 % d’étudiantes, mais on compte moins 28 % de femmes professeures dans le corps académique. » Faire la lumière sur l’histoire, donner des étincelles pour l’avenir : un double objectif que souligne également Mona Claro, qui rappelle l’existence du tenace “effet Matilda”, conceptualisé par Margaret Rossiter dans les années 1990. S’inspirant de l’“effet Matthieu”*, l’historienne des sciences y ajoute le biais de genre et met ainsi en lumière l’invisibilisation récurrente de femmes de sciences** : « Pendant longtemps, le monde scientifique a été difficile d’accès pour les femmes. Il y a malgré tout eu des chercheuses importantes, reconnues de leur vivant. Mais même celles-là ont souvent été oubliées ! Cela pourrait donner l’impression que les femmes sont éternellement nouvelles dans leur discipline. Or elles ont souvent eu un apport novateur car, même si l’on aimerait penser que tous les scientifiques sont neutres, ce n’est pas le cas. La contribution des femmes est spécifique, enrichissante », insiste-t-elle. UN PROCESSUS CONTINU Dans les faits, comment se traduit cette réflexion ? « Cela avance bien, avec des temporalités différentes, ce qui est normal vu la culture et la réalité de chaque Faculté, mais aussi la liberté de méthodologie laissée à chacune », explique Bastien Bomans. Pour guider les travaux, le CGE a émis des conseils, et pas des consignes : viser la parité Françoise Héritier, Léa Brakier Danica Seleskovitch, Lilian M. Gilbreth Mireille Delmas-Marty, Mania Pavella Dorothy Bishop, Gilberte Haneuse, Margaret Mead, Suzanne Leclercq SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2026 I 295 I WWW.LQJ.ULIEGE.BE 65 ALMA MATER

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